Télé-théâtre à la maison

Pas de relâche à l’école maternelle La Cloche

« Il aurait été dommage de dire: on s’arrête là, confinement oblige ». Déborah Weber est comédienne de Langues en Scène pour l’apprentissage de l’allemand dans cette école de Fontainebleau. Et elle a réussi à relever le défi pour ces 2 classes de grande section, en tout une cinquantaine d’élèves.

Avec les 2 enseignantes et une assistante d’allemand, Violeta Boeckmann, elle à continuer à travailler sur la pièce « Les musiciens de Brême ».

Il faut dire que le projet avait démarré en novembre et était donc bien entamé. Alors que dans la plupart des classes où le projet n’avait démarré qu’en janvier on a dû renoncer à poursuivre. Mais il a fallu pour cela mobiliser tout le monde y compris parents et enfants. Une mobilisation déjà très forte à l’école la Cloche qui avait intégré le programme « Elysée 20 »  de coopération franco -allemande.

Vidéoclips et répétitions en ligne

Par l’intermédiaire de l’hébergeur Padlet,  Déborah a envoyé aux enfants 4 à 5 vidéoclips très vivants. Elle interprétait quelques passages de la pièce pour laisser libre cours à leur imaginaire. La première séance a eu lieu le 27 avril soit un mois après le début du confinement. Un travail qui aura duré tout le mois de mai.

Le 18 juin, retour à l’école : quelques répétitions et à la fin on a même pu réaliser une petite  représentation qui n’était pas, évidemment, ce qui était prévu au départ mais qui a clôturé avec bonheur cette expérience inédite.

Garder le lien et continuer à muscler l’imagination

L’implication des parents, des enseignants, de la comédienne et de l’assistante ont été la clé de cette réussite. Et, bien sûr, la participation des enfants. On avait pris soin d’attribuer un rôle à chacun d’eux et les 2 sections ont pu jouer séparément et s’observer .

«  Il fallait garder le lien, maintenir les enfants dans l’histoire  » explique Déborah. La comédienne ajoute que sans ce travail pendant le confinement les enfants l’auraient oubliée …tandis que les vidéoclips rentrent dans l’imaginaire des enfants.